INTERNET
EN DEBATS - DEBATS SUR INTERNET
Les sites mentionnés dans
ce texte proviennent d’une veille documentaire régulière
ainsi que de la participation active aux listes H-Français, Schoolhistory,
SLN Geography.
Ces adresses ont été
regroupées sur Clioweb, un portail personnel et indépendant.
Les principales sont accessibles en trois clics environ, les autres le
sont à partir d’un classement par thèmes ou grâce à
la recherche en interne permise par Google. Ainsi, une page spécialisée
regroupe un choix d’émissions de France-Culture, l’adresse des intéressants
reportages de l’émission " Un œil sur la planète ",
ainsi que des conférences disponibles en ligne, en enregistrement
sonore ou vidéo (" Ecoute à la carte ").
Parmi les sites web incontournables,
mentionnons à nouveau " The Web Gallery of Art ", un support exceptionnel
pour l’histoire de l’art ; " Newseum ", la présentation de plus
de 400 " unes " dans le monde, " BCDI en ligne " un répertoire précieux
pour exploiter les journaux et les revues.
http://clioweb.free.fr
- http://clioweb.free.fr/presse.htm
Minilien est indispensable, chaque
fois qu’un webmestre oublie que la concision est une qualité essentielle,
même sur internet. http://www.minilien.com
Internet Archive donne accès
aux versions antérieures : http://www.archive.org/
Les historiens et Wikipedia
" Can History be Open Source? Wikipedia and
the Future of the Past "
Roy Rosenzweig (CHNM - Université George
Mason)
Wikipedia peut paraître déroutante
et agaçante aux yeux des historiens. Nous avons déjà
eu l’occasion d’analyser les problèmes posés par l’encyclopédie,
notamment à travers l’exemple de la biographie de Philippe Pétain
dans la version française. Pourtant, " Wikipedia trouve des milliers
de bénévoles pour participer à un projet gigantesque
et écrire des portraits étonnamment détaillés
et fiables de personnages historiques parfois relativement obscurs ", écrit
Roy Rosenzweig, le directeur du CHNM (Centre for History and New Media)
dans un article très documenté (The Journal of American
History, juin 2006).
Avec l’accord de l’auteur et de
la revue américaine, l’article a été traduit par Bernard
Cros, Louis Capedebosq, Vincent Méry, Michel Lévêque,
Anne Boucker et moi-même. La version intégrale est disponible
en ligne. Pour une question de place, une version abrégée
a été écrite ; elle est proposée en deux temps
dans Historiens & Géographes : " Wikipedia, comment ça
marche " dans ce numéro, " Quels enseignements les historiens peuvent-ils
tirer du fonctionnement de Wikipedia ? ", à paraître dans
le numéro suivant, en janvier prochain.
La version originale : http://chnm.gmu.edu/resources/essays/d/42
La version française : http://clioweb.free.fr/debats/wiki/wikihist.htm
Wikipedia : les débuts.
" En peu d’années, Wikipedia
est sans doute devenue la plus grande source en histoire sur le web. Chaque
jour, cette encyclopédie reçoit plus d’un million de visites,
ce qui selon le classement effectué par Alexa la situe en huitième
position, loin devant les vitrines du New York Times, de la bibliothèque
du Congrès et de l’Encyclopedia Britannica. L’encyclopédie
a reçu les louanges les plus enthousiastes (" un exemple fascinant
de collaboration intellectuelle ") tout comme les critiques les plus acerbes
(" au mieux, une vaste blague "). C’est en tout cas un exemple réussi
d’une entreprise basée sur le volontariat et le bénévolat,
un phénomène qui mérite l’attention des historiens.
Wikipedia affirme sa volonté
de " rassembler l’ensemble des connaissances humaines dans un même
espace virtuel ". D’autres projets récents l’ont précédée,
comme GNUpedia, une initiative de Richard Stallman, un des acteurs majeurs
du logiciel libre, ou Nupedia, une autre création de Jimmy Wales
et de Larry Sanger (Bomis a fourni le financement et les infrastructures).
Wikipedia est lancée en janvier 2001 ; elle utilise l’interface
wiki développée par Ward Cunningham. L’essor de la nouvelle
encyclopédie est spectaculaire : en moins d’un mois, elle compte
déjà un millier d’articles ; au bout de deux ans, 100 000.
En septembre 2004, le projet dépasse la barre du million, rien qu’en
anglais (aujourd’hui, elle existe en 185 langues). Plus de 55 000 personnes
ont rédigé au moins dix contributions. Nupedia n’a pas eu
le même succès et disparaît en septembre 2003. Larry
Sanger, qui a quitté ces projets en février 2002, vient d’annoncer
son intention de lancer Citizendium, un " lieu de travail expérimental
". Un des éléments du débat tient dans la place donnée
aux experts. http://www.citizendium.org/
Wikipedia : comment ça marche ?
Des dizaines de pages décrivent
en détail " les recommandations et les règles ". Pour s’en
tenir à l’essentiel, l’encyclopédie repose sur 4 principes
:
1 - Wikipedia affirme " être
une encyclopédie " et ne pas avoir d’autre ambition . En sont exclus
les essais personnels, les définitions de dictionnaire, les recensions
et études critiques, ainsi que la recherche originale. Un choix
déroutant pour les universitaires.
2 - Les contributeurs doivent respecter
le NPOV(" neutralité de point de vue ").
3 - Ils sont priés de ne
pas violer les lois sur la propriété intellectuelle . " Les
articles sont publiés sous les termes de la Licence de documentation
libre GNU ", celle qui sert à Linux et aux logiciels libres. Dans
ce " Copyleft ", " vous pouvez copier et distribuer le document sur tout
type de support, commercialement ou non, à condition que vous n'y
ajoutiez aucune condition restrictive " . Ainsi, par exemple, un auteur
a le droit de publier un ouvrage compilant les biographies des présidents
des Etats-Unis déjà diffusées dans Wikipedia, et même
d’en réécrire la moitié, s’il le souhaite, à
condition de toujours citer sa source et de ne pas chercher à empêcher
un autre auteur de faire de même. Ainsi, le CHNM a intégré
le contenu de l’encyclopédie à H-Bot, son moteur de recherche
automatisé. L’avantage, c’est d’élargir la diffusion ; l’inconvénient,
c’est l’absence de mise à jour automatique : des erreurs corrigées
dans la version originelle peuvent continuer d’exister dans la copie.
4 - " Le respect des autres Wikipédiens
".
Dans un premier temps, les responsables
ont cherché à limiter le nombre de règles, en partie
afin de ne pas décourager les vocations. Une page affirmait même
: " Il n’y a pas de règles ". Ou plus précisément
: " Si une règle t’agace au point de t’ôter toute envie de
contribuer à Wikipedia, alors ignore-la et fais ce que tu as envie
de faire ".
Cependant, au fil du temps, les
règles finissent par se multiplier. Les habitués de la polémique
(" les trolls ") ont poussé L Sanger vers la sortie, mais ils ont
perdu la guerre : peu à peu les responsables ont mis au point des
mécanismes complexes pour gérer les conflits. Au total, Wikipedia
a réussi à créer une communauté de travail
qui fonctionne plutôt bien.
Wikipedia, une source de qualité pour
étudier et enseigner l’histoire ?
La biographie, un mode populaire
d’écriture de l’histoire a été utilisée par
Roy Rosenzweig pour comparer les contenus de plusieurs encyclopédies
disponibles en ligne. Il a constitué un échantillon de 52
personnages historiques à partir de l’ANBO. Wikipedia ne consacre
d’articles qu’à la moitié d’entre eux, Encarta n’en connaît
qu’un cinquième. De plus, les articles de l’ANBO sont beaucoup plus
étoffés, avec des textes en moyenne quatre fois plus longs.
Une lecture attentive des biographies
présentes dans Wikipedia a conduit à ne détecter que
quatre erreurs factuelles. La plupart sont mineures et sans conséquences.
Ainsi, l’article sur FD Roosevelt lui attribue la rédaction de la
constitution d'Haïti, ou associe son élection en 1910 à
sa seule fortune personnelle. Deux autres sont plus graves : faire reposer
son investiture en 1932 sur un changement de camp des délégués
d'Al Smith (au lieu de ceux de J N Garner) ; dater de 1937 l’invalidation
du NRA (National Recovery Act) par la Cour suprême. Trouver 4 erreurs
dans 25 textes, cela peut sembler un bilan inquiétant ; mais dans
une encyclopédie, il est difficile de vérifier l’exactitude
de tous les détails retenus.
Abraham Lincoln fournit une autre
étude de cas intéressante. Les articles de l’ANBO (11 000
mots) et de Wikipedia (7 650 mots) évitent les erreurs factuelles
et présentent correctement l’ensemble des épisodes marquants
de la vie de Lincoln. Un lecteur historien préfèrera sans
aucun doute la version de l’ANBO écrite par James McPherson, un
historien réputé, spécialiste de la Guerre de Sécession.
Ce choix tient à la meilleure prise en compte des apports majeurs
de l’historiographie récente et à une écriture de
meilleure qualité.
L'histoire de Wikipedia met l’accent
sur une approche factuelle, comme si l’accumulation de détails événementiels
pouvait garantir une plus grande objectivité. Il en résulte
parfois une avalanche de détails étonnants, amusants ou bizarres.
Ainsi, les wikipédiens ont jugé utile de relever que Lincoln
et Darwin avaient la même date de naissance ; d’autres se sont interrogés
sur l’ascendance du président Harding. Certains semblent avoir une
obsession des listes en tous genres : tous les présidents des EU,
tous les ministres de l’intérieur, toutes les personnes nées
en 1882, tous les événements qui ont eu lieu un 12 avril
(date du décès de FD Rosevelt)…
De façon générale,
l’écriture est le tendon d’Achille de Wikipedia. Dans le cas de
Lincoln, on peut opposer l’écriture concise de J McPherson (" The
Republic endured and slavery perished. That is Lincoln’s legacy ") au style
terne et verbeux d’un " Lincoln’s death made the President a martyr to
many. Today he is perhaps America’s second most famous and beloved President
after George Washington. Repeated polls of historians have ranked Lincoln
as among the greatest presidents in U.S. history ". Les remaniements successifs
des articles peuvent expliquer les défauts de style. Ces derniers
tiennent également à " la douceur insipide de l’écriture"
de la plupart des encyclopédies récentes. Par contraste,
dans l'Encyclopedia Britannica (fin XIXème), Algernon Charles Swinburne
écrivait, dans un style très personnel, à propos de
John Keats : " L’Ode à un Rossignol, un des chefs d’oeuvre absolus
de l’esprit humain à travers les âges, est immédiatement
précédé, dans toutes les éditions en usage
de nos jours, par les plus vulgaires et les plus outranciers vers de mirliton
jamais pleurnichés par un petit morveux débile doublé
d’un rimailleur mièvre et efféminé ". " The
Ode to a Nightingale, one of the final masterpieces of human work in all
time and for all ages, is immediately preceded in all editions now current
by some of the most vulgar and fulsome doggerel ever whimpered by a vapid
and effeminate rhymester in the sickly stage of whelphood ".
Dans la version anglaise, la prééminence
de la culture occidentale (surtout celle des pays anglophones) est nettement
marquée ; les cultures populaires ou marginales sont moins présentes
(" Geek or popular culture "). La sociologie des contributeurs pèse
sur le choix des sujets retenus et sur leur traitement. Les contributeurs
sont majoritairement des hommes, anglophones, accros de l’ordinateur et
de l’Internet (" the home of news for nerds "). Cela n’est pas sans conséquences
sur la nature et la longueur des articles : l’article consacré à
Isaac Asimov, l’auteur de science fiction, comporte 3500 mots, plus que
celui sur Woodrow Wilson (3 200). Les choix de l’ANBO (American National
Biography Online) reflètent une vision plus conforme à ceux
de l’histoire académique dans l’importance donnée aux sujets
: 1 900 mots pour Asimov et 7 800 pour W Wilson.
L’influence de l’actualité
est évidente. L'article sur l'ouragan Frances est cinq fois plus
long que celui sur l'art chinois, et l'article sur Coronation Street,
l'émission de télévision britannique, est à
l’origine deux fois plus long que celui sur Tony Blair. Ces distorsions
soulignent l’impact de l’absence de contrôle éditorial global,
avec le risque de faire dans l’anecdotique (" Articles tend to be whatever-centric
")
" Le vandalisme ", un terme désignant
les modifications brutales et intempestives du contenu, est un argument
commode utilisé par les wikipédiens pour défendre
leurs rédactions. N’importe qui peut écrire n’importe quoi
sur Wikipédia, parfois en contradiction complète avec la
réalité ou avec les acquis scientifiques. Les groupes de
pression politiques ou religieux tentent souvent d’imposer leur vision
du monde. Pourtant, le vandalisme spontané s’avère moins
fréquent que l’on ne pourrait s’y attendre avec un tel système.
Sur une période de deux ans, l'article consacré à
Calvin Coolidge (" le dernier Président à ne pas être
intervenu dans le fonctionnement de l’économie ", selon un contributeur
néo-libéral) n’a été transformé que
dix fois seulement. Alex Halavais, un bloggeur et informaticien à
l'université de Buffalo, a tenté une expérience. Il
a inséré volontairement des erreurs de détail, par
exemple dans la biographie de Frederick Douglass. A sa grande surprise,
des wikipédiens vigilants ont rapidement corrigé ces erreurs
expérimentales.
Quelle peut être l’attitude
des historiens face à Wikipedia ? La suite est à lire
en anglais sur le site du CHNM. Ou bien dans la prochaine Chronique.
INTERACTIVITE
ET RECHERCHE DOCUMENTAIRE :
Pour un
Internet en 3 clics :
Trois fichiers
regroupent les principaux sites recensés
- Clioweb
: http://clioweb.free.fr
- 102 sites
: http://clioweb.free.fr/102.htm
- Une amorce
d’annuaire en histoire et
en géographie :
En géographie
- France régions, Méditerranée, Afrique, Amérique
latine, Chine, Trois Gorges…
En histoire
- Histoire de l'art, histoire économique, 14-18, 39-45, histoire
des femmes, Enseigner la Shoah, la guerre d'Algérie, histoire du
Canada…
En dehors de Google et de Yahoo,
l’offre en moteurs de recherche s’est récemment diversifiée.
Ujiko
: http://www.ujiko.com/v2a/flash.php?langue=fr
Toolenet : un outil lancé
en juin 2006, interface entièrement graphique, approfondissement
automatique des recherches… http://www.toolenet.com/
Rollyo : présenté
sur H-Français par Christian Prior, Rollyo permet de personnaliser
ses techniques de recherche, et de les appliquer à un ensemble de
sites sélectionnés au préalable (2/10/2006). http://www.rollyo.com/
Netvibes aide à suivre
les nouveautés de sites choisis. (C Tambareau). http://www.netvibes.com/
|
-
ECJS -
TPE
Une revue de presse est disponible
en ligne : http://clioweb.free.fr/unes.htm
TPE : Les thèmes
pour les années scolaires 2006-2008 sont parus au BO n°18
du 4 mai 2006.
Nouveautés : Série
ES : Pouvoirs et société - La famille
Série L :Réalités,
représentations - Oeuvres et techniques
Série S : " Savants et science,
hier et aujourd'hui " [ce thème pourrait intéresser des historiens].
http://eduscol.education.fr/D0050/themes.htm
Technologies
éducatives en HG EN COLLEGE ET EN LYCEE :
Bac 2006 : Les défauts
de l’épreuve de juin 2006 ont déjà été
signalés : place excessive occupée
par la paraphrase, apparente incapacité à délimiter
l’espace rhénan, oubli de notions essentielles…
Plusieurs bilans ont été
rédigés dans les académies ; à Caen, les IPR
soulignent le manque d'exercice critique et " l’effet bien connu de l'autorité
de l'objet scolaire dans un examen ". Il faut souhaiter que ces constats
soient davantage pris en compte dans la conception des prochains sujets.
http://www.discip.crdp.ac-caen.fr/histgeo/ipr/ipr.htm
Des problèmes équivalents
existent en SES. En juillet dernier, dans un courrier à l’Inspection,
nos
collègues détaillent leurs critiques envers l’épreuve
sur documents : " La question de synthèse suscite de vives critiques
du fait d’un décalage important entre les questions posées,
qui amenaient à la paraphrase des documents, et ce que les
correcteurs attendaient [en fonction du libellé des programmes et
des cours faits dans l’année] ". Ils poursuivent : " D’une manière
générale, après une dizaine d’années de mise
en place de cette épreuve, il nous semble qu’une réflexion
est à mener pour permettre aux élèves d’être
évalués sur ce qu’ils ont appris afin que les apprentissages
menés en classe soient utiles le jour du baccalauréat :
en un mot, il faut améliorer l’épreuve existante ou en changer
radicalement ". http://www.apses.org/article.php3?id_article=251
" Il faut cesser de croire que
le programme de terminale décrit le monde tel qu’il est ".
Deux lectures " critiques "
des actuels programmes scolaires – IUFM Aix (voir plus loin) |
Les échelles de l’histoire,
Le
Cartable de Clio n°6 2006
Le dernier numéro de la
revue publiée en Suisse s’intéresse à la construction
et à l’enseignement du temps en histoire, entre " temps, espaces
et sociétés ". Antoine Prost y revient sur l’évolution
de l’historiographie de la Grande Guerre, Peter Gauschi et Alexandra Binnenkade
étudient les fonctions de l’image dans les manuels.
http://clioweb.free.fr/revues/cartclio6.htm
Le numérique à l’école
: Les cahiers pédagogiques
consacrent le numéro 466 (oct 2006) à la réalité
des usages dans les classes : " un blog pour la classe ", " copier/coller/tricher
", " écrire collectivement ", " espaces virtuels et apprentissages
"… Dans une postface Alain Chaptal et Serge Pouts-Lajus constatent la progression
régulière des technologie éducatives. Selon eux, l’ordinateur
n’a provoqué aucune révolution pédagogique, il a simplement
permis aux enseignants de " faire mieux ce qu’ils faisaient déjà
". Ils rappellent les dégâts des discours qui " promettaient
la lune " et s’inquiètent du désengagement actuel de l’Etat,
à peine masqué par la fumée des annonces médiatiques.
http://www.cahiers-pedagogiques.com/numero.php3?id_article=2611
Clio-Photo, la mutualisation
des images au service de la classe. (présentation par C Tambareau).
|
Depuis mars 2006, le portail de
mutualisation des Clionautes s’est enrichi. Cliophoto, un nouveau site
géré par un groupe très actif, propose à ce
jour environ 900 clichés. Ces images fournies surtout par des professeurs
d’histoire et de géographie couvrent tous les continents et toutes
les époques.
Cette banque mutualisée,
libre de droits dans le cadre éducatif prend le relais du site du
BIPS qui vient d’entrer en sommeil.
Plusieurs éléments
renforcent l’intérêt de cette base : des commentaires adaptés
et concrets sont rédigés par les auteurs des clichés
; un classement est proposé, en liaison avec les instructions officielles
(par lieu, par date, par thème…) ; un moteur de recherche interne
permet de l’interroger par mots-clés…
Le guide du visiteur explique comment
déposer des images ; il indique l’adresse de didacticiels pour faciliter
l’emploi de logiciels de traitement. Si votre collection personnelle le
permet, n’hésitez pas à participer à ce projet libre
et gratuit. http://cliophoto.clionautes.org |
BT et BT2, des revues écrites
avec des élèves :
Catastrophes de Roger Favry,
La
shoah , notre société en question de Claude Dumond,
Une
expérience lycéenne au Mali de Pierre Houssez,
L’eau
à tout prix de Colette Hourtolle, La France et les Tsiganes
d’Emmanuel Filhol, Le Paris de Zola de Marjolaine Billebault sont
les thèmes traités cette année par l’ICEM (Institut
Coopératif de l’Ecole Moderne). Les deux dernières publications
de l’année scolaire ont été : Lettres de Géorgie
de François Perdrial, et Hannah Arendt d’Annie Coll.
Ces revues prolongent les méthodes
mises en place par Célestin Freinet. Chacune a son histoire, son
chantier et son public. Cependant toutes ont adopté le même
mode de fonctionnement : elles font l’objet d’un travail en classe, soit
à la source ( CVC - Classes Virtuelles Coopératives), soit
au moment de la relecture critique. De cette manière, le contenu
des ouvrages peut davantage prendre en compte les préoccupations
et les niveaux des élèves.
L’édition est assurée
par une société privée qui a pris la suite de la CEL,
la coopérative fondée par Freinet et ses compagnons. http://www.fimem-freinet.org
- http://www.pemf.fr
Un site internet a été
développé en deux parties, un espace ouvert d’information
et un espace réservé aux classes et enseignants. Ce dernier
permet de mettre en relation des classes autour des projets en cours :
le coton et son marché, la richesse, la colonisation, la laïcité….
Au-delà de la relecture collective, on peut espérer une évolution
vers une écriture coopérative du manuscrit par des classes
volontaires. La Toil'ICEM devrait donner une nouvelle impulsion à
ce travail en combinant les deux supports, imprimé et électronique.
A terme, les BT et les BT2 pourront être disponibles sur le site,
tout comme des forums associés. http://www.icem-pedagogie-freinet.org/icem-info
.
Le croquis
au lycée :
Cartes et croquis : Le croquis
en terminale : http://clioweb.free.fr/carto/croquis.htm
Usages de la Géomatique
dans le secondaire (INRP Praxis, mai 2006) http://praxis.inrp.fr/praxis
Un choix de blogs consacrés
à la géomatique : http://www.sig-la-lettre.com/article.php?id_article=193
Géorézo, le
portail avec une carte des manifestations en Europe : http://georezo.net
DIACT (ex-DATAR), sélection
de cartes pour la classe : http://www.diact.gouv.fr/enseignants
La mondialisation en débats
sur internet - approches géographiques
" La mondialisation est à
appréhender comme un processus [inachevé]. Elle constitue
une mise en relation des différentes composantes du monde, d’ensembles
géographiques et d’acteurs différents qui s’articulent en
système ". Cycle terminal - Document d'accompagnement - 2004
Une sélection trop longue
pour tenir dans cette chronique est accessible en ligne. Son contenu est
évolutif et comprend :
. de nombreux cours,
articles et conférences disponibles sur internet
. des sites institutionnels
et associatifs :
. Enseigner la mondialisation
. des choix de sites internet
:
http://clioweb.free.fr/dossiers/global/mondialisation.htm
|
.
GRANDE GUERRE : Les monuments
aux morts dans l’Orne - L’exemple de Céaucé.
Historiens & Géographes
a publié les photos en couleur de ces deux monuments (n° 389)
http://clioweb.free.fr/dossiers/monuments/ceauce.htm
Céaucé, une
commune de l’ouest du département de l’Orne, a 2 monuments aux morts
: au centre du bourg, un premier, inauguré le 22 septembre 1901,
rappelle les combattants de 1870. A la sortie du bourg, un second, en forme
de calvaire, commémore les morts de 14-18.
Céaucé est un des
exemples étudiés par Gérard Bourdin dans son travail
sur " Les monuments aux morts dans l’Orne, Pour le deuil ou pour l’exemple
? " (Le Pays Bas-Normand, N° 3, 1991).
|
Le premier monument, édifié
à la gloire de la garde nationale mobile très présente
dans le Bocage, est inauguré le 22 septembre 1901. " Sur un socle
de granit s’érige un soldat, un jeune soldat, calme et fier, l’œil
vif, le visage énergique, l’attitude résolue. Ce n’est pas
le soldat blessé que l’on a trop vu, c’est celui dont le front obstiné
semble plein de la devise qui est à l’ordre du jour de cette fête
: " Oublier… Jamais ! ".
Albert Christophle, le député
républicain a financé le monument ; il a été
préfet de l’Orne pendant " l’année terrible ", puis député
de 1871 à 1885 et de 1887 à 1902. Il vante la Révolution
et la République : " C’est le 22 septembre 1792 qu’un soldat - jusque-là
obscur - Kellermann, à la tête de 10 000 hommes à peine,
repoussait l’attaque des 40 000 alliés que l’Europe avait envoyés
au secours de la Monarchie…Les républicains de 1901 ne peuvent l’oublier,
et c’est pourquoi je salue avec vous le monument qui s’élève
en face de vous et qui représente, à nos yeux, l’honneur,
la fidélité, le dévouement politique, le respect des
morts, l’avenir dans l’avenir, la sécurité et la confiance
dans les destinées de la France républicaine ". Selon le
député, " l’armée n’a rencontré ici que des
admirateurs. Il n’est personne ici qui l’ait combattue. Tous, au contraire,
nous l’aimons, nous la glorifions, nous la considérons comme le
boulevard le plus solide de l’ordre public et de toutes nos libertés
".
En 1901, le sous-préfet parle
clairement de l’Alsace-Lorraine et de l’espoir de la Revanche :
" Vous devez élever vos
enfants dans l’amour de la France qui est notre mère à tous,
vous devez leur inculquer la haine de l’Allemand et vous devez surtout
leur apprendre que tout homme qui n’est pas prêt à verser
jusqu’à la dernière goutte de son sang pour sauvegarder l’intégrité
de notre territoire, est un lâche et par conséquent, indigne
d’être Français. Vous, vétérans, vous apprendrez
à vos fils que si nous avons cravaté nos drapeaux de noir
et de vert, c’est parce que nous portons dans nos cœurs le deuil de nos
compagnons d’armes morts au champ d’honneur ; et que nous avons l’espérance
qu’un jour viendra où nous briserons les chaînes qui retiennent
captives l’Alsace et la Lorraine sous le joug du Teuton vainqueur ".
A partir de 1902, l’arrondissement
de Domfront dominé depuis 1869 par le centre gauche, passe par réaction
contre la politique anticléricale menée à partir de
1899, sous la domination de députés nationalistes, très
à droite, ouvertement anti-dreyfusards… Nous avons vu que la population
s’oppose aux inventaires en 1906. Les notables de la droite ornaise développent
des thèmes nationalistes, et placent l’idée de Patrie au-dessus
de tout autre concept. En 1911, une médaille commémorative
de la guerre de 1870 est instituée par les pouvoirs publics. A travers
les discours officiels apparaissent, à la veille de 1914, les deux
sources du nationalisme : la république et la nation pour la gauche
modérée ; la patrie, la France éternelle pour la droite
catholique. Les deux tendances ont à leur manière valorisé
l’armée et préparé, dans le souvenir de la guerre
de 1870, l’affrontement de 14-18 et l’Union sacrée. Nous avons vu
qu’en 1906, le conseil municipal de Céaucé s’oppose à
la venue du percepteur chargé de faire l’inventaire. http://clioweb.free.fr/dossiers/1905/ceauc06.htm
Le monument aux morts de 14-18 a
la forme d’un calvaire, un soldat évoquant les batailles de l’Yser
et de la Somme, l’autre, les batailles de Verdun et de la Marne. Dans le
département de l’Orne, 43 autres communes ont également édifié
des calvaires ; en additionnant les simples croix, les calvaires, les statues
de saints, Gérard Bourdin constate que la moitié des monuments
a une connotation religieuse.
Les derniers numéros du
Pays
Bas-Normand portent sur " la Résistance dans l’ouest de l’Orne
pendant la seconde guerre mondiale ", sur " Papiers et papetiers
dans le Bocage normand sous l'Ancien Régime ". Les prochains
traiteront du " Protestantisme dans la région d'Athis " et de "
La reconstruction de Flers de l’Orne "… |
.
SECONDE
GUERRE MONDIALE
Thème du CNRD 2007
: " Le travail dans l'univers concentrationnaire nazi "
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/17/MENE0601095N.htm
" Le travail est vidant - pour
nous, absurde - mais il use, et les SS veulent que nous mourions par le
travail ; aussi faut-il s’économiser dans le travail parce que la
mort est dedans. Et il y a le temps: les SS pensent qu’à force de
ne pas manger et de travailler, nous finirons par mourir "
" Nous sommes tous, au contraire,
ici pour mourir. C’est l’objectif que les SS ont choisi pour nous. Ils
ne nous ont ni fusillés ni pendus mais chacun, rationnellement privé
de nourriture, doit devenir le mort prévu, dans un temps variable
". Robert Antelme,
L’espèce humaine.
http://clioweb.free.fr/camps/antelme.htm
" Travail forcé pour l'Allemagne
nazie. Entre STO, Shoah et travail concentrationnaire des déportés
".
Le Cercle d’étude
de la déportation et de la Shoah organise une conférence
de Raphaël Spina fin novembre.
http://cercleshoah.free.fr/
La Fondation de la mémoire
de la déportation propose un dossier : http://www.fmd.asso.fr
Indigènes : Valérie
Marçon a rédigé le dossier pédagogique pour
Zéro de Conduite. Elle a également travaillé sur La
Trahison, le film de Philippe Faucon sur la Guerre d’Algérie.
http://www.zerodeconduite.net/indigenes/dossier_pedagogique.htm
Regards sur " Nuit et Brouillard
", Sylvie Lindeperg (ouvrage annoncé chez Odile Jacob)
" Le film, parce qu'il se trouve
à l'articulation de l'art, de l'archive et de l'Histoire, est un
film exemplaire sur la manière dont l'interprétation des
images varie selon le contexte ". (Le Monde 21/08)
http://clioweb.free.fr/camps/resnais.htm
.
 |
EUROPE
: ENSEIGNER L’HISTOIRE ET LA GEOGRAPHIE OUTRE- MANCHE
. " Visualizing the world development
", la nouvelle version d’un diagramme dynamique appliqué à
une mise en relation de la richesse par habitant et de l’espérance
de vie. http://tools.google.com/gapminder/
Nos collègues britanniques
poursuivent leurs nombreux échanges sur le travail mené en
classe.
" German Elections 1928-1933 "
- " Social class in 1911 " - " Teaching the Terrible Tudors "
sont des thèmes abordés
sur le forum Schoolhistory qui annonce l’exposition Holbein à la
Tate Gallery. http://www.tate.org.uk/britain/exhibitions/holbein/
|
IUFM
ET SITES ACADEMIQUES :
L’ensemble
des adresses, actualisées : http://aphgcaen.free.fr/chronique/academies.htm
Les nouveaux territoires de
la France et de l'Europe (Poitiers, Marseille, Caen, Dijon).
http://www.ens-lsh.fr/geoconfluence/general/actus.htm
IUFM Paris : Thème
2006-2007 : " du local au global, du global au local ; interactions spatiales
et études de cas ".
http://hist-geo.paris.iufm.fr/
IUFM Aix-Marseille : Deux lectures
critiques des programmes scolaires actuels
- " Il faut cesser de croire que
le programme de terminale décrit le monde tel qu’il est ". (Analyse
critique de quelques cartes ou croquis… par Paul Nicolas)
Lire notamment la partie intitulée
" De l’usage délicat des cartes représentant les religions
et les aires de civilisation ".
- " La " façade atlantique
de l’Amérique du Nord " n’existe pas ". (Pascal Clerc)
" La FAAN n’est ni une entité
construite institutionnellement, ni un objet de la géographie savante
". " Une production scolaire donc, dont les attendus cognitifs ne sont
pas clairement exposés, et que les auteurs de manuels ou de littérature
" de commande " peinent à faire exister ". Là où la
formation continue essaie de répondre aux attentes, Pascal Clerc
propose
de " réfléchir au sens que peut avoir un objet géographique
plutôt qu’étudier une " réalité ". Ce changement
de perspective pourra sembler intellectuellement coûteux dans notre
discipline où les réponses trop évidentes éludent
souvent les questions possibles ".
http://www.aix-mrs.iufm.fr/formations/filieres/hge/nouveau/nouveautes.htm
Aix-Marseille - Enseigner la Révolution
Amiens – Les usages des technologies
éducatives
Bordeaux - Les étrangers
en France 1920-1945
Caen – La lettre du Carim. Comparaison
Google Earth – Géoportail
Clermont - Annuaire des séquences
tice
Créteil - L’Europe rhénane
- Echelles
Dijon - FabriCarto - les SIG
Nantes – Nos coups de cœur – La
traite atlantique : le cas nantais
Paris - Le développement
durable
Poitiers - La Laïcité
et la loi de 1905
Rouen - Le Havre, port négrier
Strasbourg – L’Europe rhénane
Toulouse - 1905 en Midi-Pyrénées
(cartes de Thierry Couet)
Versailles – La présentation
a été renouvelée - New Deal et cinéma
RESSOURCES
UNIVERSITAIRES :
Pierre Vidal-Naquet :"
Ce n'est pas seulement un grand historien que l'on perd, c'est aussi un
recours et un repère : une conscience morale, un chercheur épris
de justice et de vérité, une figure exemplaire de l'intellectuel
engagé " Nicole Lapierre, Le Monde, 31 juillet 2006.
" Une fidélité
têtue. La résistance française à la guerre d'Algérie
", l’article paru
dans
Vingtième siècle, no 10, 1986 est disponible sur le web,
tout comme un entretien avec Thierry Paquot.
http://clioweb.free.fr/dossiers/pvn.htm
Concours
2007 :
http://aphgcaen.free.fr/concours/concours.htm
Agrégation de SES : " L’enseignement
(primaire, secondaire et supérieur) en Allemagne, en France et en
Grande-Bretagne de 1815 à 1939 ". La bibliographie officielle
a été actualisée et complétée par Emmanuelle
Picard et Philippe Savoie (SHE, INRP). http://aphgcaen.free.fr/concours/agrses07.htm
Atlas des esclavages (Traites,
sociétés coloniales, abolitions de l’Antiquité à
nos jours ".
Autrement vient de publier un remarquable
ouvrage de Marcel Dorigny et Bernard Gainot.
Nous en reparlerons dans la prochaine
chronique. http://minilien.com/?Z9Hd3740Zm
" Les étudiants lisent-ils
encore ? " (L'histoire n° 312).
Selon O Postel-Vinay, " il est
possible que la baisse de la lecture étudiante soit plus marquée
en France qu’ailleurs, en raison de l’indigence de l’université.
Mais faute d’études comparatives, ce n’est pas démontré
".
Un encadré interroge : "
La faute à Internet ? Cette baisse a précédé
de vingt ans la banalisation d’Internet " répond l’auteur pour qui
l’essentiel est sans doute ailleurs : " le livre n’est plus un objet sacré
". Ajoutons que cette chronique montre qu’internet est un excellent moyen
de faire connaître, acheter et lire des livres…
Dans un encadré, Bruno Cabanes
décrit la situation aux EU : le contact direct avec les ouvrages
majeurs, l’usage des " course packets ", des recueils d'articles et de
chapitres photocopiés, achetés, lus et débattus par
les étudiants.
PRESSE
ET REVUES
Sommaires
des revues : http://clioweb.free.fr/revues/sommaires.htm
Les archives des revues
sont de plus en plus fréquemment disponibles sur le web, notamment
celles d’Hérodote, de L'espace géographique ou
de
Vingtième siècle sur Cairn, un site créé
par quatre maisons d'édition - Belin, De Boeck, La Découverte
et Erès en association avec la BNF). http://www.cairn.info
Parmi les autres portails majeurs,
citons http://www.revues.org - http://www.persee.fr
- http://www.cens-cnrs.fr
Hérodote - 122
: Ghettos américains et banlieues françaises. http://www.herodote.org
Mappemonde -
83 Les timidités du Géoportail (H Théry)
- http://mappemonde.mgm.fr/index.html
Cybergéo – Dix
ans déjà - http://193.55.107.45/eurogeo2.htm
Espaces-Temps - Sophie
Caratini, Les non-dits de l’anthropologie - http://espacestemps.net/
L'histoire – Henri IV.
http://www.histoire.presse.fr/
Les Cahiers pédagogiques
N°446 - Le numérique à l’école (coordonné
par Serge Pouts-Lajus)
http://www.cahiers-pedagogiques.com/
COLLOQUES
– CONFERENCES - CAFES DE GEOGRAPHIE
" Calenda, le calendrier
des sciences sociales " : http://calenda.revues.org/
Blois 2006 : " L’Argent. En avoir
ou pas ". Les débats
qui ont eu lieu dans la Halle aux Grains ont été filmés
par les étudiants de l’école de journalisme de Tours. Canal-U
en
assure la diffusion sur internet, comme les années précédentes.
Voir par exemple, " Faut-il enseigner l’histoire économique ? "
ou " Appartient-il à la loi de dire la vérité historique
", la conférence de Françoise Chandernagor, suivie d’un débat
vif autour de " Liberté pour l’histoire ". Le prochain thème
portera sur l’opinion, l’information et les pouvoirs.
http://canalc2.u-strasbg.fr/video.asp?idEvenement=251
FIG 2006 : " Les géographes
revisitent les Amériques ". Pour la première
fois, cette année, les organisateurs ont accepté de mettre
en ligne une partie des enregistrements sonores. Les interventions sont
disponibles en texte intégral fourni par le conférencier
ou en résumé.
En 2007, le thème sera "
La planète en mal d’énergie ". http://fig-st-die.education.fr/
L’actualité récente
combine des colloques payants et fermés, des colloques gratuits
et ouverts à un large public. Ainsi, " Tinchebray 28 septembre
1106 ", la bataille qui a opposé deux fils de Guillaume le Conquérant,
a servi de base à un colloque franco-britannique, suivi dans cette
petite localité de l’Orne par une assistance nombreuse et diverse.
http://clioweb.free.fr/colloques/tinchebray/tinchebray.htm
Le colloque sur l'histoire franco-algérienne
organisé
en juin dernier à l’ENS-LSH de Lyon est intégralement disponible
en vidéo sur internet.
" La question coloniale " Colloque
organisé par la CNHI. http://minilien.com/?HnnS3nBFI6
Cafés Géographiques.
Parmi
les cafés récents, " Comment réinventons-nous le monde
? ", " Les territoires du naturisme ". Le programme des prochains cafés
est en ligne. http://www.cafe-geo.net/
REGIONALES
Les sites
des régionales : http://aphgcaen.free.fr/regionales.htm
Lille : " Nouveaux territoires
: quels enjeux ? Le cas des territoires du Nord "
Caen : " Mondialisation, globalisation
: le regard des géographes "
CONCLUSION : " Internet entre l’extase
et l’effroi ".
Le web continue d’être l’objet de représentations
contradictoires dans les médias, et dans une partie des élites
françaises. Ainsi, LeMonde.fr (02/08/2006) titrait : " Les
accros à Internet consacrent moins de temps aux activités
sociales et à la réflexion ". Ce titre provocateur
laisse entendre qu’utiliser le web empêcherait " les grands utilisateurs
" (plus de deux heurs par jour) de penser et de " réfléchir
". La déformation, volontaire ou involontaire, est fréquente
dans la presse ; d’autres lecteurs ont pu faire l’expérience de
la compression d’un long entretien ramené à quelques lignes
abruptes. Le résumé sur les accros est révélateur
du travail de certains journalistes, dans un quotidien qui a déjà
su mettre en avant de prétendues " perles du bac 2005 " (15/06/2005).
En fait, il s’agit d’une enquête canadienne qui tente de chronométrer
les usages de l’ordinateur dans une journée d’internaute (" Internet
influence-t-il l'emploi du temps des Canadiens? "). La " réflexion
", ce n’est nullement l’activité intellectuelle, mais un simple
point de détail dans une rubrique intitulée " Repos –
Relaxation – Réflexion ". De plus, cet item mesure une occupation
qui absorbe environ 20 minutes dans une journée de 600 minutes !
Pas vraiment de quoi en faire un titre choc ! On aurait pu tout aussi bien
souligner les 15 minutes quotidiennes consacrées à la lecture
ou les 3 minutes passées dans un lieu de culte. A noter que les
statisticiens canadiens semblent avoir découvert qu’internet peut
" à la fois améliorer ET entraver les relations sociales
". http://minilien.com/?5LQvZCMIEi
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-800607,0.html
Web 2.0 : " une nouvelle génération
du web " ou " un nouveau royaume des idiots ? "
Deux dossiers publiés dans Libération
30/08/2006 et dans Courrier International (31/08/2006) insistent
sur la rencontre actuelle entre les nouvelles solutions techniques et des
usages sociaux qui rappellent la démarche des pionniers du web ("
Les internautes tissent eux-mêmes leur Toile ").
Ainsi, la dernière version de Google Earth est
d’une efficacité impressionnante, aussi bien pour la qualité
des images que pour l’interface dynamique. Surtout si on la compare avec
le démarrage vraiment laborieux du Géoportail de l’IGN (voir
Hervé Théry, Les timidités du Géoportail,Mappemonde
83) . http://clioweb.free.fr/images/geoimage.htm
Le donjon du Château de Caen,
vu par Google Earth : http://aphgcaen.free.fr/chronique/396/CAENDGE.jpg
vu par le Géoportail : http://aphgcaen.free.fr/chronique/396/CAENDGP.jpg
Les blogs en HG : Après
les lycéens et les étudiants, ce sont les enseignants et
les chercheurs qui découvrent l’intérêt de la publication
indépendante, individuelle ou mutualisée. Un inventaire partiel
et provisoire met en évidence la très forte présence
des médiévistes (Ménestrel, Medievizmes, Pecia)
ainsi que celle des cartographes (The Map Room, PBC ou Le Petit
Blog cartographique…). Parmi les nombreux collègues qui ont
mis en ligne " un carnet personnel ", citons Lyonel Kaufmann (Didactique
et Histoire), Hugo Billard (Le Jardin des retours), Michel Lévêque
(Le Thiboniste), François Arnal (Le blog Géographie)…
Laurent Jégou (PBC) voit dans ces blogs " un nouvel outil de veille
technologique ". Nos collègues américains s’en servent pour
vanter des sites remarqués (" History Carnival ") ou pour stigmatiser
des dérives (" The Carnival of Bad History "). Entre autobiographie
et sites indépendants, les blogs sont souvent un excellent outil
pour relativiser la communication commerciale ou institutionnelle et en
atténuer les excès.
http://clioweb.free.fr/dossiers/blogs.htm
DL - Vaudry - 28 octobre 2006
|