CHRONIQUE INTERNET

HISTORIENS & GEOGRAPHES No 396

par Daniel LETOUZEY * 
(APHG CAEN, Lycée Marie Curie Vire)
(* secrétaire de la Régionale de Basse-Normandie)
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 Les historiens et Wikipedia
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Croquis
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Cartable de Clio
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 extase et effroi

Depuis 1997, cet article sur Internet et ses usages dans l’enseignement de l’Histoire, de la Géographie,
de l’Education civique témoigne des activités multiples développées par nos collègues.
Nicole Mullier, Claire Vapillon, Caroline Tambareau, Philippe Nouvel ,
Jean-Claude Ruppé, Gérard Bourdin ont été particulièrement sollicités pour cette édition.
Une version actualisée de ce texte rédigé en juillet 2006 est disponible à http://aphgcaen.free.fr
Les choix proposés dans ce texte n’engagent ni l’association, ni la revue.

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INTERNET EN DEBATS - DEBATS SUR INTERNET

Les sites mentionnés dans ce texte proviennent d’une veille documentaire régulière ainsi que de la participation active aux listes H-Français, Schoolhistory, SLN Geography.
Ces adresses ont été regroupées sur Clioweb, un portail personnel et indépendant. Les principales sont accessibles en trois clics environ, les autres le sont à partir d’un classement par thèmes ou grâce à la recherche en interne permise par Google. Ainsi, une page spécialisée regroupe un choix d’émissions de France-Culture, l’adresse des intéressants reportages de l’émission " Un œil sur la planète ", ainsi que des conférences disponibles en ligne, en enregistrement sonore ou vidéo (" Ecoute à la carte ").
Parmi les sites web incontournables, mentionnons à nouveau " The Web Gallery of Art ", un support exceptionnel pour l’histoire de l’art ; " Newseum ", la présentation de plus de 400 " unes " dans le monde, " BCDI en ligne " un répertoire précieux pour exploiter les journaux et les revues.
http://clioweb.free.fr - http://clioweb.free.fr/presse.htm

Minilien est indispensable, chaque fois qu’un webmestre oublie que la concision est une qualité essentielle, même sur internet. http://www.minilien.com
Internet Archive donne accès aux versions antérieures : http://www.archive.org/

Les historiens et Wikipedia
" Can History be Open Source? Wikipedia and the Future of the Past "
Roy Rosenzweig (CHNM - Université George Mason)

Wikipedia peut paraître déroutante et agaçante aux yeux des historiens. Nous avons déjà eu l’occasion d’analyser les problèmes posés par l’encyclopédie, notamment à travers l’exemple de la biographie de Philippe Pétain dans la version française. Pourtant, " Wikipedia trouve des milliers de bénévoles pour participer à un projet gigantesque et écrire des portraits étonnamment détaillés et fiables de personnages historiques parfois relativement obscurs ", écrit Roy Rosenzweig, le directeur du CHNM (Centre for History and New Media) dans un article très documenté (The Journal of American History, juin 2006).

Avec l’accord de l’auteur et de la revue américaine, l’article a été traduit par Bernard Cros, Louis Capedebosq, Vincent Méry, Michel Lévêque, Anne Boucker et moi-même. La version intégrale est disponible en ligne. Pour une question de place, une version abrégée a été écrite ; elle est proposée en deux temps dans Historiens & Géographes : " Wikipedia, comment ça marche " dans ce numéro, " Quels enseignements les historiens peuvent-ils tirer du fonctionnement de Wikipedia ? ", à paraître dans le numéro suivant, en janvier prochain.
La version originale : http://chnm.gmu.edu/resources/essays/d/42
La version française : http://clioweb.free.fr/debats/wiki/wikihist.htm

Wikipedia : les débuts.
" En peu d’années, Wikipedia est sans doute devenue la plus grande source en histoire sur le web. Chaque jour, cette encyclopédie reçoit plus d’un million de visites, ce qui selon le classement effectué par Alexa la situe en huitième position, loin devant les vitrines du New York Times, de la bibliothèque du Congrès et de l’Encyclopedia Britannica. L’encyclopédie a reçu les louanges les plus enthousiastes (" un exemple fascinant de collaboration intellectuelle ") tout comme les critiques les plus acerbes (" au mieux, une vaste blague "). C’est en tout cas un exemple réussi d’une entreprise basée sur le volontariat et le bénévolat, un phénomène qui mérite l’attention des historiens.

Wikipedia affirme sa volonté de " rassembler l’ensemble des connaissances humaines dans un même espace virtuel ". D’autres projets récents l’ont précédée, comme GNUpedia, une initiative de Richard Stallman, un des acteurs majeurs du logiciel libre, ou Nupedia, une autre création de Jimmy Wales et de Larry Sanger (Bomis a fourni le financement et les infrastructures). Wikipedia est lancée en janvier 2001 ; elle utilise l’interface wiki développée par Ward Cunningham. L’essor de la nouvelle encyclopédie est spectaculaire : en moins d’un mois, elle compte déjà un millier d’articles ; au bout de deux ans, 100 000. En septembre 2004, le projet dépasse la barre du million, rien qu’en anglais (aujourd’hui, elle existe en 185 langues). Plus de 55 000 personnes ont rédigé au moins dix contributions. Nupedia n’a pas eu le même succès et disparaît en septembre 2003. Larry Sanger, qui a quitté ces projets en février 2002, vient d’annoncer son intention de lancer Citizendium, un " lieu de travail expérimental ". Un des éléments du débat tient dans la place donnée aux experts. http://www.citizendium.org/

Wikipedia : comment ça marche ?
Des dizaines de pages décrivent en détail " les recommandations et les règles ". Pour s’en tenir à l’essentiel, l’encyclopédie repose sur 4 principes :
1 - Wikipedia affirme " être une encyclopédie " et ne pas avoir d’autre ambition . En sont exclus les essais personnels, les définitions de dictionnaire, les recensions et études critiques, ainsi que la recherche originale. Un choix déroutant pour les universitaires.

2 - Les contributeurs doivent respecter le NPOV(" neutralité de point de vue "). 

3 - Ils sont priés de ne pas violer les lois sur la propriété intellectuelle . " Les articles sont publiés sous les termes de la Licence de documentation libre GNU ", celle qui sert à Linux et aux logiciels libres. Dans ce " Copyleft ", " vous pouvez copier et distribuer le document sur tout type de support, commercialement ou non, à condition que vous n'y ajoutiez aucune condition restrictive " . Ainsi, par exemple, un auteur a le droit de publier un ouvrage compilant les biographies des présidents des Etats-Unis déjà diffusées dans Wikipedia, et même d’en réécrire la moitié, s’il le souhaite, à condition de toujours citer sa source et de ne pas chercher à empêcher un autre auteur de faire de même. Ainsi, le CHNM a intégré le contenu de l’encyclopédie à H-Bot, son moteur de recherche automatisé. L’avantage, c’est d’élargir la diffusion ; l’inconvénient, c’est l’absence de mise à jour automatique : des erreurs corrigées dans la version originelle peuvent continuer d’exister dans la copie.

4 - " Le respect des autres Wikipédiens ". 
Dans un premier temps, les responsables ont cherché à limiter le nombre de règles, en partie afin de ne pas décourager les vocations. Une page affirmait même : " Il n’y a pas de règles ". Ou plus précisément : " Si une règle t’agace au point de t’ôter toute envie de contribuer à Wikipedia, alors ignore-la et fais ce que tu as envie de faire ".
Cependant, au fil du temps, les règles finissent par se multiplier. Les habitués de la polémique (" les trolls ") ont poussé L Sanger vers la sortie, mais ils ont perdu la guerre : peu à peu les responsables ont mis au point des mécanismes complexes pour gérer les conflits. Au total, Wikipedia a réussi à créer une communauté de travail qui fonctionne plutôt bien.

Wikipedia, une source de qualité pour étudier et enseigner l’histoire ? 
La biographie, un mode populaire d’écriture de l’histoire a été utilisée par Roy Rosenzweig pour comparer les contenus de plusieurs encyclopédies disponibles en ligne. Il a constitué un échantillon de 52 personnages historiques à partir de l’ANBO. Wikipedia ne consacre d’articles qu’à la moitié d’entre eux, Encarta n’en connaît qu’un cinquième. De plus, les articles de l’ANBO sont beaucoup plus étoffés, avec des textes en moyenne quatre fois plus longs.

Une lecture attentive des biographies présentes dans Wikipedia a conduit à ne détecter que quatre erreurs factuelles. La plupart sont mineures et sans conséquences. Ainsi, l’article sur FD Roosevelt lui attribue la rédaction de la constitution d'Haïti, ou associe son élection en 1910 à sa seule fortune personnelle. Deux autres sont plus graves : faire reposer son investiture en 1932 sur un changement de camp des délégués d'Al Smith (au lieu de ceux de J N Garner) ; dater de 1937 l’invalidation du NRA (National Recovery Act) par la Cour suprême. Trouver 4 erreurs dans 25 textes, cela peut sembler un bilan inquiétant ; mais dans une encyclopédie, il est difficile de vérifier l’exactitude de tous les détails retenus.

Abraham Lincoln fournit une autre étude de cas intéressante. Les articles de l’ANBO (11 000 mots) et de Wikipedia (7 650 mots) évitent les erreurs factuelles et présentent correctement l’ensemble des épisodes marquants de la vie de Lincoln. Un lecteur historien préfèrera sans aucun doute la version de l’ANBO écrite par James McPherson, un historien réputé, spécialiste de la Guerre de Sécession. Ce choix tient à la meilleure prise en compte des apports majeurs de l’historiographie récente et à une écriture de meilleure qualité.

L'histoire de Wikipedia met l’accent sur une approche factuelle, comme si l’accumulation de détails événementiels pouvait garantir une plus grande objectivité. Il en résulte parfois une avalanche de détails étonnants, amusants ou bizarres. Ainsi, les wikipédiens ont jugé utile de relever que Lincoln et Darwin avaient la même date de naissance ; d’autres se sont interrogés sur l’ascendance du président Harding. Certains semblent avoir une obsession des listes en tous genres : tous les présidents des EU, tous les ministres de l’intérieur, toutes les personnes nées en 1882, tous les événements qui ont eu lieu un 12 avril (date du décès de FD Rosevelt)…

De façon générale, l’écriture est le tendon d’Achille de Wikipedia. Dans le cas de Lincoln, on peut opposer l’écriture concise de J McPherson (" The Republic endured and slavery perished. That is Lincoln’s legacy ") au style terne et verbeux d’un " Lincoln’s death made the President a martyr to many. Today he is perhaps America’s second most famous and beloved President after George Washington. Repeated polls of historians have ranked Lincoln as among the greatest presidents in U.S. history ". Les remaniements successifs des articles peuvent expliquer les défauts de style. Ces derniers tiennent également à " la douceur insipide de l’écriture" de la plupart des encyclopédies récentes. Par contraste, dans l'Encyclopedia Britannica (fin XIXème), Algernon Charles Swinburne écrivait, dans un style très personnel, à propos de John Keats : " L’Ode à un Rossignol, un des chefs d’oeuvre absolus de l’esprit humain à travers les âges, est immédiatement précédé, dans toutes les éditions en usage de nos jours, par les plus vulgaires et les plus outranciers vers de mirliton jamais pleurnichés par un petit morveux débile doublé d’un rimailleur mièvre et efféminé ". " The Ode to a Nightingale, one of the final masterpieces of human work in all time and for all ages, is immediately preceded in all editions now current by some of the most vulgar and fulsome doggerel ever whimpered by a vapid and effeminate rhymester in the sickly stage of whelphood "

Dans la version anglaise, la prééminence de la culture occidentale (surtout celle des pays anglophones) est nettement marquée ; les cultures populaires ou marginales sont moins présentes (" Geek or popular culture "). La sociologie des contributeurs pèse sur le choix des sujets retenus et sur leur traitement. Les contributeurs sont majoritairement des hommes, anglophones, accros de l’ordinateur et de l’Internet (" the home of news for nerds "). Cela n’est pas sans conséquences sur la nature et la longueur des articles : l’article consacré à Isaac Asimov, l’auteur de science fiction, comporte 3500 mots, plus que celui sur Woodrow Wilson (3 200). Les choix de l’ANBO (American National Biography Online) reflètent une vision plus conforme à ceux de l’histoire académique dans l’importance donnée aux sujets : 1 900 mots pour Asimov et 7 800 pour W Wilson.

L’influence de l’actualité est évidente. L'article sur l'ouragan Frances est cinq fois plus long que celui sur l'art chinois, et l'article sur Coronation Street, l'émission de télévision britannique, est à l’origine deux fois plus long que celui sur Tony Blair. Ces distorsions soulignent l’impact de l’absence de contrôle éditorial global, avec le risque de faire dans l’anecdotique (" Articles tend to be whatever-centric ")

" Le vandalisme ", un terme désignant les modifications brutales et intempestives du contenu, est un argument commode utilisé par les wikipédiens pour défendre leurs rédactions. N’importe qui peut écrire n’importe quoi sur Wikipédia, parfois en contradiction complète avec la réalité ou avec les acquis scientifiques. Les groupes de pression politiques ou religieux tentent souvent d’imposer leur vision du monde. Pourtant, le vandalisme spontané s’avère moins fréquent que l’on ne pourrait s’y attendre avec un tel système. Sur une période de deux ans, l'article consacré à Calvin Coolidge ("  le dernier Président à ne pas être intervenu dans le fonctionnement de l’économie ", selon un contributeur néo-libéral) n’a été transformé que dix fois seulement. Alex Halavais, un bloggeur et informaticien à l'université de Buffalo, a tenté une expérience. Il a inséré volontairement des erreurs de détail, par exemple dans la biographie de Frederick Douglass. A sa grande surprise, des wikipédiens vigilants ont rapidement corrigé ces erreurs expérimentales. 

Quelle peut être l’attitude des historiens face à Wikipedia ? La suite est à lire en anglais sur le site du CHNM. Ou bien dans la prochaine Chronique.


INTERACTIVITE ET RECHERCHE DOCUMENTAIRE :
 

Pour un Internet en 3 clics : 
Trois fichiers regroupent les principaux sites recensés
- Clioweb : http://clioweb.free.fr
- 102 sites  : http://clioweb.free.fr/102.htm
- Une amorce d’annuaire en histoire et en géographie
En géographie - France régions, Méditerranée, Afrique, Amérique latine, Chine, Trois Gorges
En histoire - Histoire de l'art, histoire économique, 14-18, 39-45, histoire des femmes, Enseigner la Shoah, la guerre d'Algérie, histoire du Canada… 



En dehors de Google et de Yahoo, l’offre en moteurs de recherche s’est récemment diversifiée. Ujiko  : http://www.ujiko.com/v2a/flash.php?langue=fr
Toolenet : un outil lancé en juin 2006, interface entièrement graphique, approfondissement automatique des recherches… http://www.toolenet.com/
Rollyo : présenté sur H-Français par Christian Prior, Rollyo permet de personnaliser ses techniques de recherche, et de les appliquer à un ensemble de sites sélectionnés au préalable (2/10/2006). http://www.rollyo.com/

Netvibes aide à suivre les nouveautés de sites choisis. (C Tambareau). http://www.netvibes.com/
 

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ECJS - TPE 
Une revue de presse est disponible en ligne : http://clioweb.free.fr/unes.htm

TPE : Les thèmes pour les années scolaires 2006-2008 sont parus au BO n°18 du 4 mai 2006.
Nouveautés : Série ES : Pouvoirs et société - La famille 
Série L :Réalités, représentations - Oeuvres et techniques
Série S : " Savants et science, hier et aujourd'hui " [ce thème pourrait intéresser des historiens].
http://eduscol.education.fr/D0050/themes.htm
 


Technologies éducatives en HG EN COLLEGE ET EN LYCEE :
 

Bac 2006 : Les défauts de l’épreuve de juin 2006 ont déjà été signalés : place excessive occupée par la paraphrase, apparente incapacité à délimiter l’espace rhénan, oubli de notions essentielles…
Plusieurs bilans ont été rédigés dans les académies ; à Caen, les IPR soulignent le manque d'exercice critique et " l’effet bien connu de l'autorité de l'objet scolaire dans un examen ". Il faut souhaiter que ces constats soient davantage pris en compte dans la conception des prochains sujets.
http://www.discip.crdp.ac-caen.fr/histgeo/ipr/ipr.htm

Des problèmes équivalents existent en SES. En juillet dernier, dans un courrier à l’Inspection, nos collègues détaillent leurs critiques envers l’épreuve sur documents : " La question de synthèse suscite de vives critiques du fait d’un décalage important entre les questions posées, qui amenaient à la paraphrase des documents, et ce que les correcteurs attendaient [en fonction du libellé des programmes et des cours faits dans l’année] ". Ils poursuivent : " D’une manière générale, après une dizaine d’années de mise en place de cette épreuve, il nous semble qu’une réflexion est à mener pour permettre aux élèves d’être évalués sur ce qu’ils ont appris afin que les apprentissages menés en classe soient utiles le jour du baccalauréat : en un mot, il faut améliorer l’épreuve existante ou en changer radicalement ". http://www.apses.org/article.php3?id_article=251

" Il faut cesser de croire que le programme de terminale décrit le monde tel qu’il est ".
Deux lectures " critiques " des actuels programmes scolaires – IUFM Aix (voir plus loin)


Les échelles de l’histoire, Le Cartable de Clio n°6 2006
Le dernier numéro de la revue publiée en Suisse s’intéresse à la construction et à l’enseignement du temps en histoire, entre " temps, espaces et sociétés ". Antoine Prost y revient sur l’évolution de l’historiographie de la Grande Guerre, Peter Gauschi et Alexandra Binnenkade étudient les fonctions de l’image dans les manuels.
http://clioweb.free.fr/revues/cartclio6.htm

Le numérique à l’école : Les cahiers pédagogiques consacrent le numéro 466 (oct 2006) à la réalité des usages dans les classes : " un blog pour la classe ", " copier/coller/tricher ", " écrire collectivement ", " espaces virtuels et apprentissages "… Dans une postface Alain Chaptal et Serge Pouts-Lajus constatent la progression régulière des technologie éducatives. Selon eux, l’ordinateur n’a provoqué aucune révolution pédagogique, il a simplement permis aux enseignants de " faire mieux ce qu’ils faisaient déjà ". Ils rappellent les dégâts des discours qui " promettaient la lune " et s’inquiètent du désengagement actuel de l’Etat, à peine masqué par la fumée des annonces médiatiques. http://www.cahiers-pedagogiques.com/numero.php3?id_article=2611


Clio-Photo, la mutualisation des images au service de la classe. (présentation par C Tambareau).
 

Depuis mars 2006, le portail de mutualisation des Clionautes s’est enrichi. Cliophoto, un nouveau site géré par un groupe très actif, propose à ce jour environ 900 clichés. Ces images fournies surtout par des professeurs d’histoire et de géographie couvrent tous les continents et toutes les époques.

Cette banque mutualisée, libre de droits dans le cadre éducatif prend le relais du site du BIPS qui vient d’entrer en sommeil.

Plusieurs éléments renforcent l’intérêt de cette base : des commentaires adaptés et concrets sont rédigés par les auteurs des clichés ; un classement est proposé, en liaison avec les instructions officielles (par lieu, par date, par thème…) ; un moteur de recherche interne permet de l’interroger par mots-clés…

Le guide du visiteur explique comment déposer des images ; il indique l’adresse de didacticiels pour faciliter l’emploi de logiciels de traitement. Si votre collection personnelle le permet, n’hésitez pas à participer à ce projet libre et gratuit. http://cliophoto.clionautes.org


BT et BT2, des revues écrites avec des élèves :
Catastrophes de Roger Favry, La shoah , notre société en question de Claude Dumond, Une expérience lycéenne au Mali de Pierre Houssez, L’eau à tout prix de Colette Hourtolle, La France et les Tsiganes d’Emmanuel Filhol, Le Paris de Zola de Marjolaine Billebault sont les thèmes traités cette année par l’ICEM (Institut Coopératif de l’Ecole Moderne). Les deux dernières publications de l’année scolaire ont été : Lettres de Géorgie de François Perdrial, et Hannah Arendt d’Annie Coll.

Ces revues prolongent les méthodes mises en place par Célestin Freinet. Chacune a son histoire, son chantier et son public. Cependant toutes ont adopté le même mode de fonctionnement : elles font l’objet d’un travail en classe, soit à la source ( CVC - Classes Virtuelles Coopératives), soit au moment de la relecture critique. De cette manière, le contenu des ouvrages peut davantage prendre en compte les préoccupations et les niveaux des élèves.
L’édition est assurée par une société privée qui a pris la suite de la CEL, la coopérative fondée par Freinet et ses compagnons. http://www.fimem-freinet.org - http://www.pemf.fr

Un site internet a été développé en deux parties, un espace ouvert d’information et un espace réservé aux classes et enseignants. Ce dernier permet de mettre en relation des classes autour des projets en cours : le coton et son marché, la richesse, la colonisation, la laïcité…. Au-delà de la relecture collective, on peut espérer une évolution vers une écriture coopérative du manuscrit par des classes volontaires. La Toil'ICEM devrait donner une nouvelle impulsion à ce travail en combinant les deux supports, imprimé et électronique. A terme, les BT et les BT2 pourront être disponibles sur le site, tout comme des forums associés. http://www.icem-pedagogie-freinet.org/icem-info
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Le croquis au lycée : 
Cartes et croquis : Le croquis en terminale : http://clioweb.free.fr/carto/croquis.htm
Usages de la Géomatique dans le secondaire (INRP Praxis, mai 2006) http://praxis.inrp.fr/praxis
Un choix de blogs consacrés à la géomatique : http://www.sig-la-lettre.com/article.php?id_article=193
Géorézo, le portail avec une carte des manifestations en Europe : http://georezo.net
DIACT (ex-DATAR), sélection de cartes pour la classe : http://www.diact.gouv.fr/enseignants


La mondialisation en débats sur internet - approches géographiques
" La mondialisation est à appréhender comme un processus [inachevé]. Elle constitue une mise en relation des différentes composantes du monde, d’ensembles géographiques et d’acteurs différents qui s’articulent en système ". Cycle terminal - Document d'accompagnement - 2004

Une sélection trop longue pour tenir dans cette chronique est accessible en ligne. Son contenu est évolutif et comprend :
. de  nombreux cours, articles et conférences disponibles sur internet
. des sites institutionnels et associatifs :
. Enseigner la mondialisation 
. des choix de sites internet :
http://clioweb.free.fr/dossiers/global/mondialisation.htm
 

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GRANDE GUERRE : Les monuments aux morts dans l’Orne - L’exemple de Céaucé.
Historiens & Géographes a publié les photos en couleur de ces deux monuments (n° 389)
http://clioweb.free.fr/dossiers/monuments/ceauce.htm

Céaucé, une commune de l’ouest du département de l’Orne, a 2 monuments aux morts : au centre du bourg, un premier, inauguré le 22 septembre 1901, rappelle les combattants de 1870. A la sortie du bourg, un second, en forme de calvaire, commémore les morts de 14-18.

Céaucé est un des exemples étudiés par Gérard Bourdin dans son travail sur " Les monuments aux morts dans l’Orne, Pour le deuil ou pour l’exemple ? " (Le Pays Bas-Normand, N° 3, 1991).
 

Le premier monument, édifié à la gloire de la garde nationale mobile très présente dans le Bocage, est inauguré le 22 septembre 1901. " Sur un socle de granit s’érige un soldat, un jeune soldat, calme et fier, l’œil vif, le visage énergique, l’attitude résolue. Ce n’est pas le soldat blessé que l’on a trop vu, c’est celui dont le front obstiné semble plein de la devise qui est à l’ordre du jour de cette fête : " Oublier… Jamais ! ".

Albert Christophle, le député républicain a financé le monument ; il a été préfet de l’Orne pendant " l’année terrible ", puis député de 1871 à 1885 et de 1887 à 1902. Il vante la Révolution et la République : " C’est le 22 septembre 1792 qu’un soldat - jusque-là obscur - Kellermann, à la tête de 10 000 hommes à peine, repoussait l’attaque des 40 000 alliés que l’Europe avait envoyés au secours de la Monarchie…Les républicains de 1901 ne peuvent l’oublier, et c’est pourquoi je salue avec vous le monument qui s’élève en face de vous et qui représente, à nos yeux, l’honneur, la fidélité, le dévouement politique, le respect des morts, l’avenir dans l’avenir, la sécurité et la confiance dans les destinées de la France républicaine ". Selon le député, " l’armée n’a rencontré ici que des admirateurs. Il n’est personne ici qui l’ait combattue. Tous, au contraire, nous l’aimons, nous la glorifions, nous la considérons comme le boulevard le plus solide de l’ordre public et de toutes nos libertés ".

En 1901, le sous-préfet parle clairement de l’Alsace-Lorraine et de l’espoir de la Revanche : 
" Vous devez élever vos enfants dans l’amour de la France qui est notre mère à tous, vous devez leur inculquer la haine de l’Allemand et vous devez surtout leur apprendre que tout homme qui n’est pas prêt à verser jusqu’à la dernière goutte de son sang pour sauvegarder l’intégrité de notre territoire, est un lâche et par conséquent, indigne d’être Français. Vous, vétérans, vous apprendrez à vos fils que si nous avons cravaté nos drapeaux de noir et de vert, c’est parce que nous portons dans nos cœurs le deuil de nos compagnons d’armes morts au champ d’honneur ; et que nous avons l’espérance qu’un jour viendra où nous briserons les chaînes qui retiennent captives l’Alsace et la Lorraine sous le joug du Teuton vainqueur ".

A partir de 1902, l’arrondissement de Domfront dominé depuis 1869 par le centre gauche, passe par réaction contre la politique anticléricale menée à partir de 1899, sous la domination de députés nationalistes, très à droite, ouvertement anti-dreyfusards… Nous avons vu que la population s’oppose aux inventaires en 1906. Les notables de la droite ornaise développent des thèmes nationalistes, et placent l’idée de Patrie au-dessus de tout autre concept. En 1911, une médaille commémorative de la guerre de 1870 est instituée par les pouvoirs publics. A travers les discours officiels apparaissent, à la veille de 1914, les deux sources du nationalisme : la république et la nation pour la gauche modérée ; la patrie, la France éternelle pour la droite catholique.  Les deux tendances ont à leur manière valorisé l’armée et préparé, dans le souvenir de la guerre de 1870, l’affrontement de 14-18 et l’Union sacrée. Nous avons vu qu’en 1906, le conseil municipal de Céaucé s’oppose à la venue du percepteur chargé de faire l’inventaire. http://clioweb.free.fr/dossiers/1905/ceauc06.htm

Le monument aux morts de 14-18 a la forme d’un calvaire, un soldat évoquant les batailles de l’Yser et de la Somme, l’autre, les batailles de Verdun et de la Marne. Dans le département de l’Orne, 43 autres communes ont également édifié des calvaires ; en additionnant les simples croix, les calvaires, les statues de saints, Gérard Bourdin constate que la moitié des monuments a une connotation religieuse.
Les derniers numéros du Pays Bas-Normand portent sur " la Résistance dans l’ouest de l’Orne pendant la seconde guerre mondiale ", sur " Papiers et papetiers dans le Bocage normand sous l'Ancien Régime ". Les prochains traiteront du " Protestantisme dans la région d'Athis " et de " La reconstruction de Flers de l’Orne "…

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SECONDE GUERRE MONDIALE

Thème du CNRD 2007 : " Le travail dans l'univers concentrationnaire nazi "
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/17/MENE0601095N.htm
" Le travail est vidant - pour nous, absurde - mais il use, et les SS veulent que nous mourions par le travail ; aussi faut-il s’économiser dans le travail parce que la mort est dedans. Et il y a le temps: les SS pensent qu’à force de ne pas manger et de travailler, nous finirons par mourir "
" Nous sommes tous, au contraire, ici pour mourir. C’est l’objectif que les SS ont choisi pour nous. Ils ne nous ont ni fusillés ni pendus mais chacun, rationnellement privé de nourriture, doit devenir le mort prévu, dans un temps variable ". Robert Antelme, L’espèce humaine.
http://clioweb.free.fr/camps/antelme.htm

" Travail forcé pour l'Allemagne nazie. Entre STO, Shoah et travail concentrationnaire des déportés ".
Le Cercle d’étude de la déportation et de la Shoah organise une conférence de Raphaël Spina fin novembre. http://cercleshoah.free.fr/

La Fondation de la mémoire de la déportation propose un dossier : http://www.fmd.asso.fr

Indigènes : Valérie Marçon a rédigé le dossier pédagogique pour Zéro de Conduite. Elle a également travaillé sur La Trahison, le film de Philippe Faucon sur la Guerre d’Algérie.
http://www.zerodeconduite.net/indigenes/dossier_pedagogique.htm

Regards sur " Nuit et Brouillard ", Sylvie Lindeperg (ouvrage annoncé chez Odile Jacob)
" Le film, parce qu'il se trouve à l'articulation de l'art, de l'archive et de l'Histoire, est un film exemplaire sur la manière dont l'interprétation des images varie selon le contexte ". (Le Monde 21/08)
http://clioweb.free.fr/camps/resnais.htm

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EUROPE : ENSEIGNER L’HISTOIRE ET LA GEOGRAPHIE OUTRE- MANCHE

. " Visualizing the world development ", la nouvelle version d’un diagramme dynamique appliqué à une mise en relation de la richesse par habitant et de l’espérance de vie. http://tools.google.com/gapminder/
Nos collègues britanniques poursuivent leurs nombreux échanges sur le travail mené en classe.
" German Elections 1928-1933 " - " Social class in 1911 " - " Teaching the Terrible Tudors "
sont des thèmes abordés sur le forum Schoolhistory qui annonce l’exposition Holbein à la Tate Gallery. http://www.tate.org.uk/britain/exhibitions/holbein/
 

IUFM ET SITES ACADEMIQUES :

L’ensemble des adresses, actualisées : http://aphgcaen.free.fr/chronique/academies.htm
Les nouveaux territoires de la France et de l'Europe (Poitiers, Marseille, Caen, Dijon). 
http://www.ens-lsh.fr/geoconfluence/general/actus.htm

IUFM Paris : Thème 2006-2007 : " du local au global, du global au local ; interactions spatiales et études de cas ". http://hist-geo.paris.iufm.fr/

IUFM Aix-Marseille : Deux lectures critiques des programmes scolaires actuels
- " Il faut cesser de croire que le programme de terminale décrit le monde tel qu’il est ". (Analyse critique de quelques cartes ou croquis… par Paul Nicolas)
Lire notamment la partie intitulée " De l’usage délicat des cartes représentant les religions et les aires de civilisation ".
- " La " façade atlantique de l’Amérique du Nord " n’existe pas ". (Pascal Clerc)
" La FAAN n’est ni une entité construite institutionnellement, ni un objet de la géographie savante ". " Une production scolaire donc, dont les attendus cognitifs ne sont pas clairement exposés, et que les auteurs de manuels ou de littérature " de commande " peinent à faire exister ". Là où la formation continue essaie de répondre aux attentes, Pascal Clerc propose de " réfléchir au sens que peut avoir un objet géographique plutôt qu’étudier une " réalité ". Ce changement de perspective pourra sembler intellectuellement coûteux dans notre discipline où les réponses trop évidentes éludent souvent les questions possibles ". http://www.aix-mrs.iufm.fr/formations/filieres/hge/nouveau/nouveautes.htm

Aix-Marseille - Enseigner la Révolution
Amiens – Les usages des technologies éducatives
Bordeaux - Les étrangers en France 1920-1945
Caen – La lettre du Carim. Comparaison Google Earth – Géoportail
Clermont - Annuaire des séquences tice
Créteil - L’Europe rhénane - Echelles
Dijon - FabriCarto - les SIG
Nantes – Nos coups de cœur – La traite atlantique : le cas nantais
Paris - Le développement durable
Poitiers - La Laïcité et la loi de 1905
Rouen - Le Havre, port négrier
Strasbourg – L’Europe rhénane
Toulouse - 1905 en Midi-Pyrénées (cartes de Thierry Couet)
Versailles – La présentation a été renouvelée - New Deal et cinéma


RESSOURCES UNIVERSITAIRES :

Pierre Vidal-Naquet :" Ce n'est pas seulement un grand historien que l'on perd, c'est aussi un recours et un repère : une conscience morale, un chercheur épris de justice et de vérité, une figure exemplaire de l'intellectuel engagé " Nicole Lapierre, Le Monde, 31 juillet 2006.
" Une fidélité têtue. La résistance française à la guerre d'Algérie ", l’article paru dans Vingtième siècle, no 10, 1986 est disponible sur le web, tout comme un entretien avec Thierry Paquot.
http://clioweb.free.fr/dossiers/pvn.htm

Concours 2007 : http://aphgcaen.free.fr/concours/concours.htm
Agrégation de SES : " L’enseignement (primaire, secondaire et supérieur) en Allemagne, en France et en Grande-Bretagne de 1815 à 1939 ". La bibliographie officielle a été actualisée et complétée par Emmanuelle Picard et Philippe Savoie (SHE, INRP). http://aphgcaen.free.fr/concours/agrses07.htm

Atlas des esclavages (Traites, sociétés coloniales, abolitions de l’Antiquité à nos jours ".
Autrement vient de publier un remarquable ouvrage de Marcel Dorigny et Bernard Gainot.
Nous en reparlerons dans la prochaine chronique. http://minilien.com/?Z9Hd3740Zm

" Les étudiants lisent-ils encore ? " (L'histoire n° 312).
Selon O Postel-Vinay, " il est possible que la baisse de la lecture étudiante soit plus marquée en France qu’ailleurs, en raison de l’indigence de l’université. Mais faute d’études comparatives, ce n’est pas démontré ".

Un encadré interroge : " La faute à Internet ? Cette baisse a précédé de vingt ans la banalisation d’Internet " répond l’auteur pour qui l’essentiel est sans doute ailleurs : " le livre n’est plus un objet sacré ". Ajoutons que cette chronique montre qu’internet est un excellent moyen de faire connaître, acheter et lire des livres…

Dans un encadré, Bruno Cabanes décrit la situation aux EU : le contact direct avec les ouvrages majeurs, l’usage des " course packets ", des recueils d'articles et de chapitres photocopiés, achetés, lus et débattus par les étudiants.
 


PRESSE ET REVUES
Sommaires des revues : http://clioweb.free.fr/revues/sommaires.htm
Les archives des revues sont de plus en plus fréquemment disponibles sur le web, notamment celles d’Hérodote, de L'espace géographique ou de Vingtième siècle sur Cairn, un site créé par quatre maisons d'édition - Belin, De Boeck, La Découverte et Erès en association avec la BNF). http://www.cairn.info
Parmi les autres portails majeurs, citons http://www.revues.org - http://www.persee.fr - http://www.cens-cnrs.fr

Hérodote - 122 : Ghettos américains et banlieues françaises. http://www.herodote.org
Mappemonde - 83 Les timidités du Géoportail (H Théry) - http://mappemonde.mgm.fr/index.html
Cybergéo – Dix ans déjà - http://193.55.107.45/eurogeo2.htm
Espaces-Temps - Sophie Caratini, Les non-dits de l’anthropologie - http://espacestemps.net/
L'histoire – Henri IV. http://www.histoire.presse.fr/
Les Cahiers pédagogiques N°446 - Le numérique à l’école (coordonné par Serge Pouts-Lajus)
http://www.cahiers-pedagogiques.com/
 


COLLOQUES – CONFERENCES - CAFES DE GEOGRAPHIE
" Calenda, le calendrier des sciences sociales " : http://calenda.revues.org/

Blois 2006 : " L’Argent. En avoir ou pas ". Les débats qui ont eu lieu dans la Halle aux Grains ont été filmés par les étudiants de l’école de journalisme de Tours. Canal-U en assure la diffusion sur internet, comme les années précédentes. Voir par exemple, " Faut-il enseigner l’histoire économique ? " ou " Appartient-il à la loi de dire la vérité historique ", la conférence de Françoise Chandernagor, suivie d’un débat vif autour de " Liberté pour l’histoire ". Le prochain thème portera sur l’opinion, l’information et les pouvoirs. http://canalc2.u-strasbg.fr/video.asp?idEvenement=251

FIG 2006 : " Les géographes revisitent les Amériques ". Pour la première fois, cette année, les organisateurs ont accepté de mettre en ligne une partie des enregistrements sonores. Les interventions sont disponibles en texte intégral fourni par le conférencier ou en résumé.
En 2007, le thème sera " La planète en mal d’énergie ". http://fig-st-die.education.fr/

L’actualité récente combine des colloques payants et fermés, des colloques gratuits et ouverts à un large public. Ainsi, " Tinchebray 28 septembre 1106 ", la bataille qui a opposé deux fils de Guillaume le Conquérant, a servi de base à un colloque franco-britannique, suivi dans cette petite localité de l’Orne par une assistance nombreuse et diverse.
http://clioweb.free.fr/colloques/tinchebray/tinchebray.htm

Le colloque sur l'histoire franco-algérienne organisé en juin dernier à l’ENS-LSH de Lyon est intégralement disponible en vidéo sur internet.
" La question coloniale " Colloque organisé par la CNHI. http://minilien.com/?HnnS3nBFI6

Cafés Géographiques. Parmi les cafés récents, " Comment réinventons-nous le monde ? ", " Les territoires du naturisme ". Le programme des prochains cafés est en ligne. http://www.cafe-geo.net/
 


REGIONALES
Les sites des régionales : http://aphgcaen.free.fr/regionales.htm
Lille : " Nouveaux territoires : quels enjeux ? Le cas des territoires du Nord "
Caen : " Mondialisation, globalisation : le regard des géographes "


CONCLUSION : " Internet entre l’extase et l’effroi ".
Le web continue d’être l’objet de représentations contradictoires dans les médias, et dans une partie des élites françaises. Ainsi, LeMonde.fr (02/08/2006) titrait : " Les accros à Internet consacrent moins de temps aux activités sociales et à la réflexion ". Ce titre provocateur laisse entendre qu’utiliser le web empêcherait " les grands utilisateurs " (plus de deux heurs par jour) de penser et de " réfléchir ". La déformation, volontaire ou involontaire, est fréquente dans la presse ; d’autres lecteurs ont pu faire l’expérience de la compression d’un long entretien ramené à quelques lignes abruptes. Le résumé sur les accros est révélateur du travail de certains journalistes, dans un quotidien qui a déjà su mettre en avant de prétendues " perles du bac 2005 " (15/06/2005). En fait, il s’agit d’une enquête canadienne qui tente de chronométrer les usages de l’ordinateur dans une journée d’internaute (" Internet influence-t-il l'emploi du temps des Canadiens? "). La " réflexion ", ce n’est nullement l’activité intellectuelle, mais un simple point de détail dans une rubrique intitulée " Repos – Relaxation – Réflexion ". De plus, cet item mesure une occupation qui absorbe environ 20 minutes dans une journée de 600 minutes ! Pas vraiment de quoi en faire un titre choc ! On aurait pu tout aussi bien souligner les 15 minutes quotidiennes consacrées à la lecture ou les 3 minutes passées dans un lieu de culte. A noter que les statisticiens canadiens semblent avoir découvert qu’internet peut " à la fois améliorer ET entraver les relations sociales ". http://minilien.com/?5LQvZCMIEi
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-800607,0.html

Web 2.0 :  " une nouvelle génération du web " ou " un nouveau royaume des idiots ? "
Deux dossiers publiés dans Libération 30/08/2006 et dans Courrier International (31/08/2006) insistent sur la rencontre actuelle entre les nouvelles solutions techniques et des usages sociaux qui rappellent la démarche des pionniers du web (" Les internautes tissent eux-mêmes leur Toile ").

Ainsi, la dernière version de Google Earth est d’une efficacité impressionnante, aussi bien pour la qualité des images que pour l’interface dynamique. Surtout si on la compare avec le démarrage vraiment laborieux du Géoportail de l’IGN (voir Hervé Théry, Les timidités du Géoportail,Mappemonde 83) . http://clioweb.free.fr/images/geoimage.htm
Le donjon du Château de Caen,
vu par Google Earth : http://aphgcaen.free.fr/chronique/396/CAENDGE.jpg
vu par le Géoportail : http://aphgcaen.free.fr/chronique/396/CAENDGP.jpg

Les blogs en HG : Après les lycéens et les étudiants, ce sont les enseignants et les chercheurs qui découvrent l’intérêt de la publication indépendante, individuelle ou mutualisée. Un inventaire partiel et provisoire met en évidence la très forte présence des médiévistes (Ménestrel, Medievizmes, Pecia) ainsi que celle des cartographes (The Map Room, PBC ou Le Petit Blog cartographique…). Parmi les nombreux collègues qui ont mis en ligne " un carnet personnel ", citons Lyonel Kaufmann (Didactique et Histoire), Hugo Billard (Le Jardin des retours), Michel Lévêque (Le Thiboniste), François Arnal (Le blog Géographie)… Laurent Jégou (PBC) voit dans ces blogs " un nouvel outil de veille technologique ". Nos collègues américains s’en servent pour vanter des sites remarqués (" History Carnival ") ou pour stigmatiser des dérives (" The Carnival of Bad History "). Entre autobiographie et sites indépendants, les blogs sont souvent un excellent outil pour relativiser la communication commerciale ou institutionnelle et en atténuer les excès.
http://clioweb.free.fr/dossiers/blogs.htm

DL - Vaudry - 28 octobre 2006